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Orthographe du nom
Au dix-septième siècle
la plupart des gens ne savaient ni lire ni écrire. Les noms
étaient donc transmis de manière phonétique et pouvaient
varier dans le temps. L'église était
pratiquement le seul
endroit où l'on mettait les choses
par écrit : les naissances,
mariages et décès étaient consignés dans des registres
paroissiaux. Le prêtre, qui lui-même parfois savait à peine
écrire, mettait sur papier ce qu'on lui disait, comme il le
comprenait, en utilisant l'orthographe qui correspondait
selon lui aux sons qu'il entendait. Et si, comme cela
arrivait parfois, le tout était traduit en Latin, il ne faut
pas s'étonner que le nom d'une personne peut apparaît
sous de multiples variantes.
Laurent
HANSY DELPERDANGE, fils de Henri
HANSY, et son épouse
Marguerite MOURAUX sont un bon
exemple de cela. Entre 1674 et 1688 ils ont fait baptiser
leurs huit enfants à l'église paroissiale de Bastogne. Les
registres paroissiaux nous apprennent qu'à ce
moment-là le nom HANSY avait déjà été remplacé par
DELPERDANGE, mais que la manière d'écrire ce dernier nom
était encore loin d'être stable.
C'était le cas
également pour le nom de son épouse, Marguerite MOURAUX.
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Année |
Nom enfant |
Nom du père |
Nom de la
mère |
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1674 |
Petrus |
delperdenge |
Mauraux |
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1675 |
Joannis |
D'elperdange |
- |
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1677 |
Anna Maria |
d'Elperdange |
Mourau |
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1680 |
Maria Euvardina |
delperdenge |
Moureaux |
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1682 |
Janne Marguérite |
d'erpeldenge |
Moreaux |
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1684 |
Catharine |
D'elperdenge |
Moreau |
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1686 |
Henry |
d'Elperdenge |
Morreau |
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1688 |
Pierre Francois |
D'Elpertdenge |
Moreau |
Ouvrez
la fenêtre ci-dessous, et cliquez sur un nom
pour voir l'acte de baptême correspondant.
Entre 1650 et 1700,
on rencontre donc beaucoup de
variantes qui toutes, phonétiquement, reproduisent le nom
"DELPERDANGE" : D'ELPERDENGE, DELPERDENGE, D'ELPERDANGE,
DELPERDANGE, DELPERTDENGE, etc... En plus de cela toutes les
combinaisons possibles de majuscules et de minuscules sont
représentées.
Ce n'est qu'à
partir de 1700 que l'écriture du nom se fige : à partir de
ce moment-là, sauf exception, on ne
rencontre plus que la variante "DELPERDANGE".
Dans les
banques de données, on ne peut bien entendu pas tenir compte
de toutes ces variantes : chaque personne ne peut y
apparaître qu'avec un seul nom, et il faut maintenir une
certaine cohérence entre le nom du père et celui de ses
enfants.
Pour cela, les
conventions suivantes dans les pages suivantes :
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seul le patronyme DELPERDANGE est
utilisé, les différentes variantes ne sont pas prises en
compte. |
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pour montrer le glissement graduel de
HANSY vers DELPERDANGE, Henri HANSY (génération 1) garde
le patronyme HANSY, tous
ses enfants (génération
2) reçoivent
tous le patronyme HANSY DELPERDANGE. Pour les générations
suivantes,seul le patronyme DELPERDANGE sera encore
utilisé. |
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Pour les
noms des époux, épouses, parrains, marraines et témoins,
une seule variante sera utilisée, en principe celle qui,
au cours du temps, est devenue la forme stable du nom.
Ainsi les CATLIN, CATTELIN, CATTHELIN, CATTLIN, KATELIN,
KATHELIN, KATTELIN et KATTHELIN se
retrouvent tous avec le patronyme KATHELIN, forme qui
graduellement semble avoir émergée. |
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Les prénoms
retrouvés sur l'acte de baptême sont utilisés au cours de
toute la vie d'un individu, même si sur d'autres actes
certains de ces prénoms sont omis. |
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Tous les
prénoms sont utilisés dans leur forme moderne et
"francophone" : Maria devient Marie, Deodatus devient
Dieudonné, etc.. |
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Afin de
distinguer plus facilement des individus portant des
prénoms identiques (entre 1650 et 1750 on ne compte pas
moins de 17 Marie Françoise DELPERDANGE, 15 Marie
Joséphine et 12 Théodore François !) un numéro
d'ordre unique sera donné lorsqu'une confusion est
possible, p. ex. Théodore François (5).
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