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Rue G. DELPERDANGE
Lorsque l'on se promène dans Bastogne, on ne peut pas passer
à côté de la rue Gustave DELPERDANGE, qui part de la place
Saint-Pierre vers la droite, et après une rotonde, passe
devant le centre commercial et se prolonge jusqu'à l'ancien
pont routier sur la ligne des chemins de fer.
Gustave
DELPERDANGE est né à WARNACH le 1er octobre 1911. Il est le
fils de François DELPERDANGE (1876-1937) et Marguerite
BURNAY ( - 1953). En novembre 1934 il épouse Madeleine MEIS.

Pendant la guerre il
exploite la carrière des Roches à Bastogne, et possède
donc de la dynamite à usage professionnel. Malgré les
sévères contrôles que subit son entreprise, il parvient
régulièrement à transmettre des explosifs aux résistants de
Bastogne, qui l'acheminent vers Bruxelles.
En juillet 1943, il
est arrêté par la Gestapo, et interné au fort de Breendonk, où
pendant plus de six mois, il est astreint à de lourds
travaux de déblaiement.
Le 24 février 1944 a
lieu un attentat au moyen d'explosifs contre un poste de
garde allemand, causant des dégâts matériels considérables.
En signe de
représailles, vingt prisonniers sont exécutés au camp de
Breendonk, le 28 février 1944. Parmi eux Gustave
DELPERDANGE.
Gustave DELPERDANGE est
inhumé au Tir National à Bruxelles, et y repose jusqu'à son
rapatriement à Bastogne.

Après la guerre, les
autorités communales honoreront sa mémoire, en lui dédiant
une rue qui porte désormais son nom.

Rue Gustave DELPERDANGE à
Bastogne
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